Quand Je veux est sorti en 2010, personne ne s'attendait à un tel raz-de-marée. Une chanteuse inconnue, une guitare acoustique, une voix qui sonnait à la fois comme une réminiscence de Piaf et comme quelque chose de radicalement neuf — et soudain, la France entière reprend le refrain. Puis l'Europe. Puis le monde.
Isabelle Geffroy, dite Zaz, est née en 1980 à Tours. Elle a fait ses classes dans les rues — littéralement, en chantant sur les places de Bordeaux et de Paris pour survivre — avant d'être repérée par la maison de disques Play On en 2010. Son premier album éponyme se vend à deux millions d'exemplaires dans le monde en quelques mois. Le destin d'une artiste hors normes est lancé.
Une voix qui parle à tous, dans toutes les langues
Ce qui est fascinant avec Zaz, c'est que sa musique est profondément française — dans le langage, dans les références, dans l'esthétique — et pourtant universellement accessible. Ses concerts à Tokyo, São Paulo, Moscou ou New York affichent complet. Des publics qui ne comprennent pas un mot de français reprennent ses refrains phonétiquement, avec une joie communicative.
« Je ne cherche pas à exporter la France. Je cherche à partager quelque chose d'humain. La musique n'a pas de frontières — la langue française non plus, quand elle est portée par la mélodie. » — Zaz
La présence de Zaz dans le monde
Une discographie en constante évolution
Loin de s'enfermer dans la formule gagnante de ses débuts, Zaz n'a cessé d'explorer. Son deuxième album Recto Verso (2013) s'aventure vers la soul et le gospel. Paris (2014) rend hommage aux grandes figures de la chanson réaliste. Effet miroir (2018) prend un tournant plus électrique, plus personnel. Et Isa (2021) marque un retour aux sources, intime et acoustique.
Cette capacité à se réinventer tout en restant reconnaissable est l'une des marques des grands artistes. Zaz en fait partie — et son influence sur la génération suivante de chanteuses françaises est déjà perceptible.
Sur scène, une force de la nature
Ceux qui ont vu Zaz en concert gardent un souvenir impérissable de son énergie scénique. Elle chante, danse, rit avec le public, improvise, déborde du cadre. Ses concerts ressemblent à des fêtes communautaires autant qu'à des performances artistiques. C'est peut-être là son secret le plus profond : elle fait sentir à chaque spectateur qu'il est inclus, bienvenu, que la musique est un espace partagé.